Démétéros Méhratis

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Démétéros Méhratis

Message  Gymnette le Dim 15 Nov - 13:18

Informations RP :



Nom :
Démétéros

Prénom : Méhratis

Surnoms :

Méhra
Ratis la ratée

Sexe :
Féminin

Âge :
Dix-neuf

Anniversaire : 11 Anthéstérion

Taille :
cent quarante-sept centimètres

Poids :
quarante-quatre kilogrammes

Rang social :

Esclave de Syméon
Esclave d'Arthuros

Métier :
Agricultrice

Ville d'Origine :
Argos (Dans la région d'Argoride)





Informations HRP :



Pseudo minecraft :
gymnette

Âge : quinze




Description du personnage :



Apparence :
 
Méhratis paraît très jeune. Elle a de longs cheveux blonds et de grands yeux bleus dans lesquels on peut contempler la profondeur de son âme. Ses chaussures sont usées, au point qu'on ne distingue plus de couleur précise. Méhra porte, en général, des tuniques dans les tons bleus. Elle est petite en taille et parait très jeune : lorsqu'on la voit, on ne lui donnerait qu'une quinzaine d'années.

Caractère :
Attentionnée (auprès des inconnus également)
Fidèle
Minutieuse dans tout ce qu'elle fait
Organisée
Polie
Serviable
Franche (Souvent un peu trop, ce qui peut engendrer des problèmes)
Peureuse
Rancunière
Sensible
Têtue
Très timide ou très bavarde (elle ne trouve pas de juste milieu)

Origines :
Famille d'agriculteurs



Profession :

Esclave agricultrice

Compétences :
Agriculture
Écriture


Passions :

Faire plaisir aux autres
S'occuper des champs
Écrire dans son journal intime

Amis :
Ephilonis

Ennemis :


Histoire :

Méhratis est debout au milieu d'une petite cale à l'arrière du bateau. Ses mains sont liées à une barre de métal rouillée au plafond, ce qui l'oblige à avoir les bras tendus en permanence à cause de sa petite taille. Ses cheveux d'un blond terne qui pendent lamentablement dans le dos s'imprègnent de l'odeur de poisson pourri qui règne dans cette cale sombre. Cette jeune fille sait qu'elle devrait dormir, cependant, elle ne peut s'empêcher de ressasser ce qu'il s'est passé quelques heures plus tôt…


« - Hey, salut toi !
- Hein, quoi ? Criais-je presque, réveillée en sursaut
- Chut, pas si fort, on pourrait nous entendre !
- Excuse moi.
- Je suis désolée, je ne pouvais pas savoir. Je me suis dit que, comme nous avons l'air d'être les deux seules filles dans cette ignoble cale, on pourrait discuter un peu pour passer le temps. Et pour attirer ton attention, je n'avais pas d'autres choix, étant donné que nous sommes attachées. Je n'ai pas envie qu'un des garçon se mette à discuter avec moi, il sont trop barbants à mon goût. Du coût, qui es-tu ? Et comment es-tu arrivée ici ? »
Je ne sais pas si je dois lui répondre. Elle pourrait donner des informations sur moi aux esclavagistes contre des rations de nourriture supplémentaires, ou même sa libération… Mais bon. Le trajet commence à s'éterniser, et discuter m'occuperait un peu.
«  - Toi d'abord. »
Mon ton est sans appel. Si elle veut discuter, elle doit commencer par son histoire. Elle n'a pas le choix. Elle est en train d'hésiter, cela se voit. Dans ses yeux, je vois de la méfiance, elle ne sait pas si elle peut me faire confiance. 
«  On est tous dans la même galère. Tu peux me faire confiance, crois moi. »
J'ai du dire cette phrase d'une manière plus douce, car elle a l'air rassurée. Mais ?! Qu'est-ce qu'elle fait ?! Pourquoi est-ce qu'elle rampe plus près de moi ?!


La jeune fille d'environ dix ans s'installe contre Méhratis, qui est obligée de faire un effort pour supporter ce contact physique. Cette demoiselle raconte son histoire à voix basse, en long et en large, jusqu'au moment où elle a été embarquée sur ce bateau, la suite étant commune aux deux jeunes filles. Après un temps de silence - si on oublie les ronflements des garçons et le choc des vagues contre la coque – Méhratis se sent obligée de conter son histoire à son tour. Elle décide de ne lui expliquer que ce qui est officiel :
«  Je m'appelle Méhratis Démétéros, et j'ai dix-neuf ans. Je vivais à Argos avec mes parents, je les aidais au champs. »
Méhratis marque une pause. Elle avait décidé de s'en tenir à ça, mais se rappelle l'histoire de la petite fille, qui a été vraiment sincère durant son récit. Elle mérite de savoir. C'est après ce court moment d'hésitation que Méhratis se laisse bercer par le roulement du navire, tout en racontant son passé à cette jeune fille.


Méhratis est née le onze Anthéstérion à Argos, une ville de l'Argolide, où elle a vécu jusqu'à ses dix-neuf ans passés. Son prénom – souvent raccourci en Méhra d'ailleurs – a été créé à partir du noms des deux Déesses que la famille Démétéros vénère le plus : Métis et Héra, respectivement la déesse de la ruse et la protectrice des femmes. Le nom de famille de cette jeune fille vient de la déesse Déméter, dite la mère de la terre. En effet, Méhra vient d'une famille d'agriculteurs, et elle ne changerait son métier pour rien au monde : elle aime admirer le lever et le coucher du soleil dans les champs, travailler en compagnie de ses parents, et rentrer au foyer le soir en étant épuisée, signe de bonheur dans sa famille.
Cette jeune fille a été marquée par beaucoup d’événements plus ou moins difficile à surmonter, comme tout le monde d'ailleurs. Cependant, l'un d'entre eux est vraiment important pour elle :
Le soir de ses quinze ans, ses parents lui ont tendu une sac en cuir. Méhra s'attendait à trouver dans ce sac des graines de navet, qui est son légume préféré. Quelle n'a pas été sa surprise lorsqu'elle a remarqué qu'au lieu de ça elle a simplement constaté que le sac était vide ! Ses parents se sont regardés malicieusement, et le père a expliqué :
«  - Méhra, ton cadeau cette année est le sac. Mais pas seulement. Pendant les dix dernières années, ta mère et moi avons mis de l'argent de côté, afin de pouvoir te payer l'uniforme de l'école. Bien sûr, tu devras y aller à pieds, mais nous pensons que cela ne reste … »
Le père de la jeune fille n'a pas le temps de finir sa phrase que Méhra est déjà dans ses bras. Des larmes de joies coulent sur ses joues : elle n'aurait jamais pu imaginer un cadeau si merveilleux. Elle allait apprendre à lire et à écrire !
« - Et si tu nous laissait encore te dire quelque chose Méhra ? Intervint sa mère.
- Bien sûr, je ne sais pas comment j'arriverais à vous remercier un jour alors je peux au moins faire ça !
- Nous avons encore un cadeau pour toi. Il est sur ton lit. Annonça calmement son père. »
Ne tenant plus en place, Méhra couru à sa chambre et trouva un petit carnet. Sa couverture était de sa couleur préférée : bleue nuit. Elle alla remercier ses parents, et ils passèrent du bon temps durant toute la soirée.
Malgré son envie d'aller à l'école, Méhra n'a jamais pu s'intégrer à ses camarades : ils l’appelaient tous « Ratis la ratée » car elle avait presque dix ans de plus qu'eux. Rien d'agréable dans ces railleries, ce qui n'empêchait pas Méhra d'être toujours souriante devant les autres et de ne pleurer que lorsqu'elle était seule, loin de ses camarades, mais aussi de ses parents. Un jour où elle travaillait dans le salon, elle s'est rappelé l’existence du carnet, qu'elle a aussitôt commencé à remplir - de phrases bourrées de fautes mais elle s'en fichait- à la manière d'un journal intime. C'était peu avant le jour de ses seize ans.


Un jour, les parents de Méhratis rentrèrent des champs avant elle. Ils se disaient fatigués. Méhra a terminé la moisson qu'ils avaient commencée, et rentra à son tour. En arrivant, elle entendit ses parents se disputer. Elle se cacha dans les buissons afin de suivre leur conversation :
« - On ne peut pas la laisser partir ! Cria sa mère.
- Mais comment veux-tu qu'on survive sinon ? Rétorqua le père sur le même ton.
- On s'est débrouillés jusque là, on peut très bien continuer !
- Non ! On ne pourra jamais tenir indéfiniment ! De un, on aurait une bouche de moins à nourrir, et de deux, on aurait de quoi payer nos dettes !
- Et tu veux sacrifier ta propre fille pour ça ?!
- Elle sera assurée d'être nourrie. De nos jours, un esclave coûte cher, ceux qui les achètent n'ont pas envie de dépenser régulièrement une somme aussi importante. Ils ont donc une vie plus convenable que la notre.
- Faut-il encore qu'elle tombe sur un maître qui la respecte ! Et puis mince, c'est un non, elle n'ira pas, point final. On n'aurait jamais du aller au port pour se renseigner sur l'achat d'esclave, même pour avoir une idée du prix, comme tu l'as dit.
- Je veux y aller, annonça d'une voix forte Méhratis, en sortant du buisson. C'est à moi de décider ce que je veux faire, et je veux devenir...
- N'y pense même pas la coupa sa mère.
- En plus elle est volontaire ! Elle est assez grande pour décider elle-même, elle a dix-neuf ans. Elle y va, lança le père.
- Non.
- Si.
- Non. »
Sachant que ses parents n'arriveraient pas à se mettre d'accord, Méhra s'éclipsa discrètement en direction du port. Ses parents semblaient être trop occupés à se disputer à son sujet pour l'avoir vu s'enfuir, étant donné qu'elle a eu le temps de donner à l'esclavagiste le nom de ses parents, afin que la somme de sa vente leur soit versée.
L'esclavagiste alla chercher deux paires d'entraves afin de lui attacher les mains et les jambes. Il appela son acolyte afin qu'il l'emmène dans la cale. Juste avant d'être soulevée, Méhra eu le temps d'entrevoir une dernière fois sa mère qui accourait…


« … et c'est la dernière fois que j'ai aperçu ma mère. »
Conclue Méhratis d'un ton neutre, qu'elle a gardé tout le long de son récit. Elle a appris à ne pas faire paraître ses émotions. Méhra baisse les yeux et voit que la petite s'est endormie. Elle esquisse un sourire et s'endort à son tour.

Ne pouvant pas avoir la notion du temps sur ce navire, je ne peux pas savoir combien de temps j'ai dormi avec la petite. Ce que je sais, c'est juste que l'esclavagiste qui m'a acheté a un couteau sur la gorge de la petite, et que son acolyte me tient d'une manière qui m'interdit tout mouvement. Les deux hommes nous obligent à sortir de la cale, et nous séparent au pied d'un escalier. L'esclavagiste emmène la petite sur la gauche, tandis que je suis montée par l'homme qui est responsable de moi. Je me retrouve couchée, sur le pont, avec la lumière de l'extérieur qui m'aveugle.
L'homme me pose un ultimatum :
«  Héhé, tu es là car tu as désobéis aux règles ma petite… Tu t'es rapprochée physiquement et mentalement d'une autre esclave, et ça, ce n'est pas permis, mais… Étant donné que tu es petite, mon patron me laisse le choix. Je peux te balancer par dessus bord ou t'enfermer dans une cale minuscule où tu seras seule. »
Rien ne peut me faire plus peur que le fait que mes parents ne reçoivent pas l'argent promis. Je le laisse continuer sans rien répondre, en me promettant que je ne me laisserais pas mourir avant que mes parents aient touché ce qu'ils devaient, c'est à dire le moment où je serais vendue.
« J'ai bien envie de te lancer dans l'eau, pour voir à quelle distance je peux t'envoyer *rire*. Mais je vais t'avouer un truc: je ne suis jamais sorti du port depuis très longtemps, et j'aimerais savoir comment la vie se passe ailleurs. Si tu m'explique ta vie d'avant, je me contenterais d'enfermer dans la cale qu'on m'a désigné. Même si c'est la plus petite, ça sera sûrement mieux que l'eau. »
Je n'hésite même pas. Je sais également que je ne vais pas prendre le risque de mentir, ça serait également prendre le risque de mourir.
« Je suis agricultrice, comme mes parents, et comme l'étaient mes ancêtres. Le matin, nous nous levons un peu avant l'aube afin d'être au champs au lever du soleil. Nous avons environ une heure de marche pour arriver aux champs. Ensuite, toute la journée, nous travaillons. Le soir, après le coucher du soleil, nous rentrons, à la lumière de torches. »
Je pense que ça suffit. Mais vu la tête de l'homme, il souhaite en avoir plus. Je n'ai rien à perdre.
«  D'ailleurs, je me rappelle d'une journée précise. Un jour, j'étais aux champs, nous étions en train de faire la récolte du foin. En début d'après-midi, mes parents m'ont envoyé chercher le marchand, qui était à deux heures et demi de marche. Il avait un cheval et une carriole, ce qui nous permettait de ne pas mettre plusieurs mois à transporter les meules de foin au village. En arrivant au village, j'ai appris auprès de sa femme qu'il était malade. Notre foin allait être perdu. Elle a remarqué mon désespoir, bien que je le cachais du mieux que je pouvais. Elle m'a demandé ce qui n'allait pas, et je lui ait répondu. Elle a finit par me confier que son mari lui parlait toujours de moi, en disant que j'étais responsable. Et qu'elle pouvait m'aider, en allant elle-même chercher la marchandise, tandis que je veillais sur son mari. C'est ce que j'ai fait. Cette femme était vraiment formidable. »
L'homme, qui me domine de toute sa hauteur, a les larmes aux yeux. Il me jette sur son dos, sans rien dire, et m'emmène dans une cale. Il m'attache les mains au plafond…


Méhratis sait que ce n'est pas en ressassant ce qu'il s'est passé depuis qu'elle est sur le navire qu'elle arrivera à dormir, ni à oublier la décision qu'elle a prise : elle a décidé de devenir esclave. Maintenant, Méhra se rend compte de ce que cela va impliquer. Elle se dit maintenant qu'elle n'aurait jamais du laisser les autres élèves lui lancer des cailloux. En effet, le jour où Méhra s'est vendue, un des cailloux l'avait atteint à la tête – ce qui lui avait fait une bosse, que ses parents n'avaient même pas remarqué -. Ses décisions avaient été influencées par la douleur ressentie à ce moment là. La douleur physique, mais également la douleur morale qui découlait du harcèlement subi à l'école.
Méhra sait qu'elle regrettera toute sa vie sa décision, et que pour survivre, elle va maintenant être obligé d'accepter son sort…
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Re: Démétéros Méhratis

Message  Gymnette le Dim 15 Nov - 22:00

Journal en .gif:

Quand j'aurais le temps, ce n'est pas pour tout de suite, désolée !

Journal en image:



La suite en images des que j'ai le temps !


Journal sans mise en forme:


Dimanche 15 Maimactérion



Mon maître m'a laissé en quartier libre, j'en profite pour écrire dans mon journal. Qu'est-ce que ça m'a manqué !
Hier, un garde – que tout le monde appelait Achille - est venu me chercher dans ma cale. Une autre personne, avec des habits ornés, m'a ordonné de sortir. Sans résister, j'ai suivi ces inconnus à travers la ville jusqu'à une estrade. « Le gouvernement de cette cité n'est pas logique ! » pensais-je à ce moment là. En effet, la scène sur laquelle on m'avait fait monter était abritée de la pluie, tandis que le public devant moi était mouillé jusqu'aux os. Cela n'a pas empêché de faire monter mon prix, même si je n'osais pas regarder la foule et me contentais de répondre le strict minimum aux questions qu'on me posait. Au bout du compte, j'ai été vendue pour plus de vingt Drachmes à un certain Syméon.
Le garde est descendu de l'estrade et m'a laissé, sans me dire quoi faire. Une belle demoiselle se prénommant Hersilia est venue se présenter, alors que j'étais encore sous le choc : comment puis-je valoir aussi cher ?! Mais bon, il ne faut pas que je me plaigne car une partie de cet argent va être versée à mes parents.
L'attention de toute la foule s'est ensuite portée sur le garde et des personnes de haute classe sociale : la vente étant terminée, le garde disait ne plus avoir à surveiller l'esclave tandis que ses interlocuteurs lui répondaient que si, il devait être à son poste jusqu'à ce que la dette – car il s'est endetté pour m'acheter – soit payée.
J'en ai profité pour m'éclipser discrètement. J'avais bien retenu le chemin qu'on avait emprunté à l'aller, ce qui m'a permis de retourner au bateau qui m'avait amené sans me perdre. Lorsque l'acolyte de l'esclavagiste m'avait enfermé dans la cale, quelque chose que je connaissais bien était tombé de sa poche : mon carnet bleu nuit ! Je n'avais pas pu le récupéré, mais, étant attachée par les mains au plafond j'avais pu l'envoyer dans un coin de la cale en me balançant. Cela m'a fait vraiment mal au poignets, mais je ne sais pas ce que j'ai, c'est sous les chaînes, et tant mieux, je n'aurais pas de questions de la part de mon maître là dessus. Je l'ai donc récupéré car il était où je l'avais laissé. Il est, depuis, caché sous ma tunique lorsque je ne suis pas en train d'écrire.
Je suis ensuite retournée sur la place où avait eu lieu la vente. Mon maître ne m'a rien dit, mais une personne haut placée m'a frappé pour me punir. Ça aurait pu être pire, je n'ai plus de traces, cela m'a juste fait mal sur le coup.
Mon maître m'a ensuite donné quartier libre, pendant qu'il était au « Sénat ». Je ne sais pas ce que c'est, j'ai juste réussi à voir que c'était écrit sur le bâtiment dans lequel il est entré. J'ai visité la ville pendant quelques heures. J'ai ensuite rencontré une autre esclave. Au cours de la discussion que nous avons eu, j'ai appris qu'elle s'appelait Ephilonis, et qu'elle sortait de prison. Comme mes parents me l'avaient appris, je ne l'ai pas jugé sur son passé. Je la trouvait sympathique. Cependant, à un moment, je me suis éloignée d'elle. Elle m'a crié que, si je voulais parler un autre jour avec elle, je n'aurais qu'à aller la chercher.
J'aurais pu partir, mais j'ai préféré revenir vers elle en voyant des personnes, dont mon maître, sortir du sénat. J'ai dit que c'était de ma faute, alors que ce n'était pas vrai. Je souhaitais prendre à sa place, pour lui éviter d'avoir à refaire de la prison. Mais elle s'est accusée également, au lieu de m'enfoncer comme je l'aurais souhaité. On nous a dit qu'un procès aurait peut-être lieu pour ça, et ils sont repartis. J'étais déçue du comportement d'Ephilonis. Je voulais la protéger, et au lieu de ça, on se retrouve toute les deux dans le pétrin. Tant pis. Une citoyenne, arrivée quand elle nous a vu nous faire crier dessus, a commencé à reprendre Ephilonis qui avait soit disant été insolente envers elle. Au début, je ne comprenais pas pourquoi elle faisait cela, mais ensuite, j'ai vu la réelle attitude d'Ephi : elle n'acceptait pas son statut d'esclave. Je me suis jurée, à ce moment là, que je ne ferais pas la même erreur qu'elle. J'ai cependant essayé de prendre les coups physiques, et de m'excuser à sa place. Mais ça n'a pas marché. La citoyenne m'a ensuite ordonnée de m'éloigner, ce que j'ai fait. Je suis allée me réfugier dans le parc, un lieu magnifique, où les fleurs me rappellent celles sur le chemin qui menait aux champs, que je faisais auparavant tous les jours… Au bout d'un certain temps, j'ai entendu du bruit. Je suis retournée au « Sénat », car j'avais compris que mon maître était sorti. Je me suis fait arrêtée, avec Ephilonis, sans procès. Je ne savais plus où me mettre. Mon maître m'avait laissé quartier libre, et je n'ai pas su être responsable, j'ai réussi à lui causer des ennuis. Dans la prison, j'ai été mise dans une cellule où j'ai pleuré. J'ai entendu que mon maître s'est fait emprisonné par le garde – qui doit être fou – car il est venu payer l’amande pour moi.
Au bout d'un certain temps, une personne haut gradée, je ne sais pas qui, est venue m'ouvrir la porte de la cellule. Il m'a ordonné de sortir, tandis que le garde m'ordonnait de ne pas bouger. Je ne savais pas à qui obéir, mais j'ai fini par sortir. Je me suis dit que mon maître aurait moins d'ennuis si je répondais à cette personne, qui avait des habits ornés. Des que je fus sortie de la prison, on m'a annoncé que j'avais un nouveau maître. Il m'a emmené chez lui, et ma dit d'entrer. Je lui ait dit, et je l'écris aussi, car je le pense :
NON CE N'EST PAS CHEZ MOI !!!!!!!!
J'ai finis par rentrer, mais à contrecœur. Cette maison est très belle et on y loge un esclave… Mon nouveau maître, qui s'appelle Arthuros m'a laissé quartier libre. Je voulais lui demander jusqu'à quand, mais il était déjà parti…
Toute la soirée, j'ai cherché Syméon. Ce n'est que tard que je l'ai trouvé. Comme le veut ma condition, je l'ai fixé jusqu'à ce qu'il engage la conversation. Je me suis excusée, et lui ait promis que je lui rembourserais mon prix, étant donné qu'il n'était pas responsable de ce que j'avais fait. Je me suis engagée à travailler pour lui durant mes quartiers-libres et à continuer de le rembourser, même si je suis affranchie.Après une longue discussion, il a fini par accepter. J'étais heureuse. En rentrant dans la pièce que mon maître m'avait assigné, je souriais. C'était la première fois depuis que je suis arrivée ici. Je me suis couchée et endormie presque immédiatement. C'est pour ça que je n'ai pas pu écrire dans mon journal hier.


Ce matin, j'ai rencontré la reine. Au début, je souhaitais juste demander si je pouvais caresser les chevaux, car le cheval du marchand qui nous achetait nos récoltes me manquait. Je pensais que c'était une citoyenne. Je me suis contentée de la fixer et d'attendre qu'elle engage la conversation. Ce qu'elle a fait, mais de manière différente de celle que je m'attendais. Elle me faisait parler de moi, elle était très gentille ! Et il est vrai que j'ai un peu fini par oublier ma condition d'esclave. Je lui parlait d'égal à égal. Je crois même que je lui ait laissé sous-entendre que j'avais gardé un bien appartenant à mon passé -mon carnet- alors que c'est interdit. A ce moment elle m'a dit qu'elle était la reine Hersilia. J'étais vraiment gênée, je ne savais plus quoi faire. J'avais également peur qu'elle rapporte mes propos aux rois, et que mon nouveau maître ait des soucis. Au lieu de ça, elle m'a emmenée dans sa villa car il commençait à pleuvoir. Elle voulait que je rentre. A nouveau, je n'avais pas envie : c'était malpoli, et complètement illogique. La reine en personne voulait qu'une simple esclave comme moi entre chez elle. Après avoir essayé de la dissuader, j'ai été obligée d'accepter, car tout esclave doit obéissance à son maître, mais aussi aux personnes mieux placées dans la société. Elle m'a prêté des serviettes, afin que j'arrête de grelotter et que je puisse m'essuyer. Elle m'a ensuite emmené à l'auberge, et a décidé de me payer un repas. Mon maître est arrivé à ce moment là. Je sais que je n'avais pas le droit, mais quand même ! Il fallait que je dise à mon maître que la reine voulait m'offrir un dîner alors que je ne suis qu'une esclave ! Et lui, bêtement, il m'a ordonné d'accepter… On a mangé, et discuter. Enfin ils ont discuter. Mon maître m'a lancé des regards noirs des que j'intervenais alors que je n'y étais pas invitée. Cependant, à un moment, la reine a été envahie par la tristesse. Je n'ai pas pu m'empêcher de me lever, et d'aller la consoler. Cela m'a demandé un effort énorme, car je supporte très mal le contact physique, mais je pouvais bien le faire, c'est la reine après tout. Mon maître m'a jeté un regard étonné quand je suis retournée à ma place. Tant pis, j'aurais la punition que j'aurais, mais j'ai fait plaisir à la reine.
Mon maître m'a montré les champs en fin de matinée. Il est ensuite retourné travailler. Cependant, je n'avais pas vérifié que les portillons pour accéder à ma parcelle étaient en bon état, et ils étaient bien évidemment coincés !
J'ai donc cherché mon maître, avant de le trouver, en train de travailler. Je suis donc repartie, avec l'idée de repasser plus tard. Je suis allée laver les serviettes que la reine m'avait prêté au plan d'eau du parc. En retournant voir où mon maître en était, j'ai rencontré Ephilonis… Enfin c'est plutôt elle qui m'a abordé, en me faisant peur évidemment. Elle commence à me taper sur les nerfs. Je crois lui avoir fait comprendre ça, mais elle a terminé par me lancer « Tu n'es pas dans ton état normal » alors qu'au contraire, je ne peux pas mieux. Quoi que… Et si les miettes de pain que j'ai mangé, celles qu'il me restait du voyage, étaient imprégné d'une substance changeant la mentalité des personnes ? Peut-être, il faudra que j'y réfléchisse.
En tous cas, je suis retournée voir mon maître et lui ait expliqué le problème avec le portillon. Il l'a réglé sans problème. J'en ai aussi profité pour lui demander la punition que j'aurais, pour le tact que j'ai eu avec la reine. Il m'a dit qu'il n'y en aurait pas. Je ne comprends pas. J'ai parlé à la reine et à mon maître sans qu'ils m'adressent la parole avant, je me suis même levée pour consoler la reine, et je n'ai pas de punition ?!
Je ne comprends pas mon maître… Il va vraiment falloir que je me méfie.
Si il ne me donne pas de punition pour ça, c'est qu'il a prévu quelque chose de pire… mais quoi ?!
Il faut que je m'attende à tout, que je me prépare mentalement à tout…
Sinon, cet après-midi, j'ai travaillé aux champs. J'ai ramassé pas mal de blé, j'espère que mon maître sera content de mon travail.
Enfin, l'action dont j'ai vraiment honte : j'ai osé demander à la reine de me donner de la nourriture… Je ne sais pas ce qu'il ma pris, je sais juste que mon maître va me le faire regretter amèrement. J'espère que la punition arrivera vite, que mon geste soit puni. Peut-être que cela me remettrait les idées en place...

P.S : les fautes présentes dans le texte seront corrigées lors de la mise en image. J'en vois déjà plus d'une, je m'en excuse.
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